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Joy-Con Drift : des pannes récurrentes touchent la Nintendo Switch, UFC-Que Choisir porte plainte

September 2020 | ait ali slimane

 

De nombreux joueurs ont remarqué des "mouvements fantômes inopinés" de la manette lors du fonctionnement de la console de jeu. La situation durerait depuis des années.

« Les joycon [les principaux contrôleurs de la console, qui peuvent s’attacher de chaque côté ou être utilisés sans fil, ndlr] sont vraiment pathétiques. Les miens sont partis en réparation deux fois et continuent à mal marcher. J’ai dû acheter une manette pro qui, elle, marche sans soucis. »

Sur Twitter, cet internaute peine à masquer sa colère concernant sa console de jeux vidéos Nintendo Switch. Et il est loin d’être le seul.

Forte de plusieurs milliers de témoignages d’utilisateurs déçus et souvent en colère, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé avoir déposé une plainte contre Nintendo, ce mardi 22 septembre 2020. En cause : « l’obsolescence programmée » des manettes de la Switch, jugées trop fragiles.

 



Une expertise menée



Dans le viseur des propriétaires de la Switch, une panne récurrente baptisée « Joy-Con Drift », qui entraîne des « mouvements fantômes inopinés » de la manette et pénalise les joueurs pendant leur partie.

Face aux nombreux retours des consommateurs, l’association avait alors décidé de mener une expertises sur plusieurs manettes défectueuses, « plus ou moins récentes », pour tenter de déterminer d’où venaient ces bugs à répétition.

« Dans l’ensemble des échantillons analysés, les experts sont unanimes. Deux causes sont (plus que vraisemblablement) à l’origine de la panne », souligne l’UFC-Que Choisir, évoquant d’abord « une usure prématurée des circuits imprimés » puis « un défaut d’étanchéité qui entraîne une quantité inquiétante de débris et poussières au sein du joystick, dont l’origine paraît être à la fois interne et externe. »

Autant de paramètres qui portent à croire que Nintendo réduit volontairement la durée et la qualité de vie de sa Switch, indique l’association française, dénonçant une « obsolescence programmée ».

 



65% de défaillance moins d’un an après l’achat



Autre paramètre qui provoque l’ire de l’association de consommateurs : ces dysfonctionnements sont loin d’être nouveaux. L’UFC-Que Choisir rappelle ainsi qu’elle avait déjà élevé la voix « en novembre dernier » pour les mêmes raisons, sans succès.

Car malgré les promesses de Nintendo France, en janvier 2020, de réparer gratuitement les manettes en question « sans difficultés, même hors garantie », les problèmes persistent. Et les retours des consommateurs mécontents continuent à affluer.

Ainsi, 65 % des consommateurs, quelque soit leurs profils de joueurs ou leurs âges, ont constaté une panne « moins d’un an après l’achat des manettes », tandis qu’un quart d’entre eux ont même observé des bugs survenir « dans les six mois après l’achat. »



Une « inertie »



« Échanger ou réparer des produits, qui ont une probabilité non négligeable de tomber à nouveau en panne sous un an, ne peut être qu’un remède provisoire », ajoute l’association, pointant du doigt « l’inertie » du géant japonais malgré une connaissance de la situation depuis trois ans.

 

 

 

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