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Fisher-Price : Nos jouets veulent stimuler l’imagination des enfants

August 2020 | ait ali slimane

 

Fisher-Price, c'est l'un des poids lourds du jouet, un milliard d'euros environ de chiffre d'affaire réalisé dans 150 pays, et propriété du géant américain Mattel, une marque qui en 90 ans d'existence aura mis au point 5 000 jeux et jouets. 

 

Fisher-Price : enfant de la crise

 

Herman Fisher est un entrepreneur qui a des idées novatrices sur le jouet. Irving Price est le maire d’East Aurora, bourgade au nord de l’état de New York, près de la frontière canadienne. Nous sommes un an après le krach de Wall Street, en 1930, les États-Unis s’enfoncent dans la grande dépression et toutes les idées sont bonnes pour trouver du travail aux habitants. Les deux hommes s’associent pour créer une entreprise de jouets d’éveil. Ils veulent créer des jouets beaucoup plus stimulants que ce qui se produisait jusqu’alors.

 

 

Transformer un canard en bois en or  

 

La première gamme de jouets s'appelle 16 hopefuls ("16 optimistes"), avec notamment un canard en bois qui va être le premier succès de la marque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1943, suite aux réquisitions, l'entreprise va fabriquer des pièces pour l'aéronautique, la défense des bateaux, et des fournitures médicales.

En 1969, Herman Fisher prend sa retraite et Fisher-Price est rachetée par Quaker Oats Company. En 1991, l'entreprise redevient indépendante et sera cotée en bourse avant d'être achetée par Mattel en novembre 1993. Partie de rien, l’entreprise dont le siège social est toujours à East Aurora, réalise chaque année plus d’un milliard de chiffre d’affaire dans 150 pays. En 90 ans d’existence, elle aura conçu plus de 5 000 jeux et jouets différents.

 

Made In China   

 

Si la conception des jouets et l’observation des enfants qui les testent se déroulent aux États-Unis, les produits sont en revanche fabriqués en Asie et principalement en Chine. À une époque où la relocalisation de l’économie semble redevenir une priorité, le sujet est épineux pour Elisabeth Moet, directrice marketing de la marque : "C’est forcément des discussions que l’on a...Cela dépasse Fisher Price, Mattel et l’industrie du jouet, explique-t-elle un peu embarrassée.

Et de souligner que si la production était relocalisée en Occident, "il y aurait des effets forcément importants sur le prix… Pour le moment il y a un bénéfice non négligeable à les produire en Asie et ainsi pouvoir les proposer aux consommateurs à des prix particulièrement adaptés."          

 

Fisher-Price : Nos jouets veulent stimuler l’imagination des enfants

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